ZOOM SUR…Vù après sa formation creative technologist

Actualités

25.05.2019

Vù a participé à la formation creative technologist de ICI Montreuil qui vient de se terminer après 6 mois d’enseignement et de pratique pour apprendre à prototyper et à combiner différentes technologies.


Est-ce que tu peux te présenter rapidement, ton parcours, qu’est ce que tu faisais avant la formation creative technologist ?

Je m’appelle Vu, j’ai  39 ans.

Avant la formation creative technologist, j’ai travaillé pendant 15 ans dans la joaillerie. Dans mon métier j’ai poussé mon savoir-faire jusqu’au bout, j’ai travaillé avec les meilleurs ; j’ai travaillé pour Cartier, Boucheron etc…

En fait je cherchais à développer mon savoir faire via le digital et j’avais soumis mes envies à ma conseillère pôle emploi qui m’a aiguillé sur cette formation ; c’est comme ça que je suis arrivé dans la formation creative technologist ; j’ai regardé les prérequis et ça collait totalement avec mon profil

 

Qu’est ce que tu as appris durant ces 6 mois de formation ?  

En gros, c’est de donner vie à un objet. A la fois avec le côté artisanal où on fabrique la structure, l’objet et le côté programmation qui créer l’interaction avec une autre personne.

Par exemple nous avons fait un projet de Publicité sur Lieu de Vente, en cohérence avec la formation. J’ai créé un automate via le circuit arduino. C’était un automate qui se connectait à Google assistant, pour répondre à des demandes de clients.

Avant la formation, je pensais que pour tout ce qui était modélisation 3D, j’allais bloquer dessus et puis en fait pas du tout car la façon d’enseigner me correspond. Je suis quelqu’un d’autodidacte je n’aime pas que l’on me dise fais ci fais ça. C’était un peu comme à l’école 42, tu as ton projet et tu travailles dessus en autonomie, tu sautes dans la piscine et tu te débrouilles tout seul. J’aime bien chercher par moi-même


Quels sont les enseignements qui t’ont le plus marqué ?

J’ai beaucoup aimé les cours de modélisation, j’ai eu un coup de cœur pour cette matière-là.

Au final via le numérique, tout ce que l’on modélise, on peut le sortir sur les machines. On a accès rapidement à quelque chose de palpable via l’impression 3D, la découpe laser ou la CNC (fraiseuse numérique).

C’était vraiment bien d’apprendre à modéliser et à se servir de ces machines ; ça m’a fait gagner pas mal de temps au niveau de la conception parce que dans le métier de creative technologist, ce qu’on nous demande, c’est de prototyper rapidement.

J’ai beaucoup aimé les formations sur le métal aussi, par ce que l’on peut étudier comment créer des structures. Tout le monde n’a pas ce côté conception, structure d’un objet. Par le biais du métal ça peut vraiment aider.

Par exemple nous avons travaillé sur un sac de frappe connecté. Au moment où on frappe, il faut une structure assez solide pour amortir les coups. Du coup nous l’avons réalisé en métal.

Le textile aussi, le bois…tout m’a plu en fait. Mais ce qui s’est démarqué c’est la modélisation et le métal. Il faut dire qu’en métal on a eu un super prof, on sent qu’il est passionné, qu’il explique bien, il est super !

J’ai bien aimé Sarah aussi, l’artisan ébéniste qui nous a donné la formation bois… en fait j’ai apprécié tout le monde !

 

ICI Montreuil c’est vraiment génial. Pouvoir côtoyer d’autres profils, d’autres résidents issus d’autres milieux c’est enrichissant ça apporte une émulation au niveau de la créativité et ça donne de l’ambition. Parce que on est tous dans la même dynamique de lancer et de faire tourner des boîtes. C’est un vrai plus.

Et puis c’est aussi un lieu de partage, d’entraide, pour pouvoir se lancer dans un projet entrepreneurial, profiter du réseau. C’est comme ça que je l’ai compris.


Finalement, comment vois-tu le métier de créative technologist ?

Moi je le vois par rapport à mon passé d’artisanat.

Je le vois comme de l’artisanat 2.0 où je vais donner toujours plus d’importance à l’objet. Il faut que ce soit bien fait, irréprochable ; après c’est vrai que je suis quelqu’un d’assez maniaque

Si on devait présenter ce métier à des personnes qui ne sont pas trop dans l’artisanat je dirais que c’est un métier où il y a un côté manuel et connecté (IOT), il faut avoir ces deux-là

Finalement il n’y a que l’imagination qui nous stoppe dans ce métier. Il n’y a pas de routine, on nous demande de créer à chaque fois. Ce qu’on nous demande c’est de hacker des technologies, de détourner des objets pour leur trouver une nouvelle fonctionnalités. Que ce soit d’une manière ludique ou autre, c’est selon la sensibilité de chacun.

C’est différent d’une ressourcerie, un creative technologist fait beaucoup de veille sur les nouvelles technologies qui sortent, cela va lui permettre d’avoir un magasin de technologies en tête pour réinventer les fonctionnalités, pour trouver un nouvel usage.

Un Creative Technologist c’est aussi du prototypage. Parfois dans un projet d’ingénierie, un prototype ça peut prendre 1 an; nous on le fait en quelques mois. Le but est de pouvoir le montrer rapidement, avoir une preuve de concept (appelé aussi POC)

 

Quelle conclusion ferais-tu sur cette formation de creative technologist ?

Tout d’abord mon projet a évolué, j’ai avancé dans ma réflexion durant ces 6 mois.

Au début je voulais lancer un centre de formation et à la fin de la formation, on a eu des travaux pratiques avec des agences publicitaires. Nous avons été mis dans des conditions réelles de creative technologist. Lors d’une discussion on a présenté notre projet et ça a beaucoup plus. Du coup nous allons rester à ICI Montreuil pour intégrer le programme « coup de main » et monter notre projet entrepreneurial.

 

Je suis content d’avoir fait cette formation car j’ai énormément appris. J’adore apprendre et là ça a été le cas donc top.

Les médias en parlent :

viaGrandParis (courte vidéo) 

WE DEMAIN

 

 

< Article Précédent

ZOOM SUR… Arthur Dalaise, co-fondateur de La Biche-Renard

Article Suivant >

Reconversion en ébénisterie, le choix de Claire et Lisa