Marseille

Melt : de coordinateur technique à artisan écolo

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UNE PRISE DE CONSCIENCE ÉCOLOGIQUE

 

Avant d’être à la tête de sa société de revalorisation de déchets – Atelier MELT -, David Amsellem était coordinateur technique aux Pays Bas. Puis, lors du Covid tout s’est mis en pause. Ce temps lui a donné l’occasion de réfléchir. Il a décidé de quitter son emploi avant la réouverture de l’usine pour laquelle il travaillait. 

“Les Pays-Bas sont bien plus en avance que nous en ce qui concerne le recyclage des déchets. De mon côté, en vieillissant, j’ai gagné en conscience écologique. J’ai utilisé le temps du confinement pour faire des expérimentations en faisant fondre des déchets plastiques dans mon four. J’ai vu qu’il était possible de former des lingots. J’ai eu envie d’avoir un impact positif en créant mon entreprise. J’ai senti qu’il y avait la possibilité de créer un business viable tout en étant responsable.”

LA DÉCOUVERTE DES TIERS-LIEUX

 

Melt : de coordinateur technique à artisan écoloAprès avoir mis au point l’entièreté de son projet aux Pays Bas, David a décidé de lancer son activité à Marseille. Il a cherché des ateliers, il est vite tombé sur le site web d’ICI Marseille. Et là ce fut la grande découverte…

“Pour être honnête, je ne connaissais pas du tout l’existence des tiers lieux de production. Je connaissais les coworking, mais pour moi ce n’étaient que de simples bureaux. En arrivant à Marseille, je ne connaissais personne. Quand j’ai visité les lieux, j’ai su que c’était ce qu’il me fallait. Je n’y ai vu que des avantages.”

UN ÉQUILIBRE ENTRE COMMUNAUTÉ ET INDÉPENDANCE

 

Melt : de coordinateur technique à artisan écoloÊtre indépendant, c’est la liberté, on n’est plus bridé par un employeur. Le fait de travailler dans une communauté d’artisans ne l’empêche pas d’avoir son espace personnel. David a fait le choix du privatif. Il peut se mélanger aux autres tout autant qu’il peut se retirer. La proximité de tous ces autres indépendants permet autant de collaborations. En ce sens, il a pu travailler avec de nombreux résidents marseillais : Ossature Mobilier, Palomino Mobilier, la Coutellerie du Panier… 

“L’avantage de Make ICI, c’est que tu profites de l’expérience des autres. C’est un vivier de nouvelles techniques, de nouvelles machines que j’essaie d’adapter à mes matériaux. Moi je suis totalement autodidacte. Et il n’y a rien de mieux pour apprendre sur le tas que d’être entouré par autant de machines. Je me forme en faisant des tests. En deux ans j’ai appris l’équivalent de ce que j’aurais appris en quatre ans tout seul. Ce lieu permet de commencer son activité sans investir et d’avoir un réseau professionnel. L’idée de pouvoir être indépendant tout en étant entouré de gens créatifs m’a séduit.” 

REVALORISER LES DÉCHETS POUR FAIRE DU NEUF QUI DURE

 

Melt : de coordinateur technique à artisan écoloAprès avoir récupéré le plastique broyé et trié par couleur, il peut fondre ses plaques, et les travailler comme un menuisier. De ces plaques, il fait en majorité des éléments sur-mesure : cuisines, tables, revêtements muraux… Cet aspect création originale est ce qui différencie David de la concurrence. Ses créations sont très plébiscitées par les architectes, friands des matériaux écologiques. 

“J’utilise une thermopresse qui permet de transformer la matière broyée en plaque. C’est un peu de la pâtisserie. Pour telle épaisseur, il me faut tant de matière et tant de cuisson au four. J’utilise exclusivement du PEHD, qui constitue 70% des plastiques du quotidien. Ce sont les emballages de bouteilles de lait et de shampoing par exemple… Il faut monter suffisamment en température pour le rendre malléable, mais pas assez pour qu’il ne dégage trop de particules volatiles”

UNE ENTREPRISE AVEC DE SOLIDES VALEURS

 

Melt : de coordinateur technique à artisan écoloDavid a une vision très nette de la place d’une entreprise comme la sienne dans le monde d’aujourd’hui. Atelier MELT a pour vocation de nettoyer tout le plastique possible en donnant une fonction pérenne à ce matériau autrement à usage unique.

“Ce n’est pas sans danger de fondre du plastique, mais le fait est qu’il est là. Ce plastique existe, alors il faut en faire quelque chose d’utile plutôt que de le jeter. D’ailleurs, il faut arrêter d’en produire. Il y en a déjà largement assez. Si on arrêtait aujourd’hui de produire du plastique, mon entreprise survivrait quand même. Et même si ce n’était pas le cas, je préférerais qu’Atelier MELT cesse d’exister, si ça signifie qu’il n’y a plus de déchets plastique nulle part.”

Retrouvez le travail de David sur son site web ou sa page Instagram

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